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Le Cloud pour les études notariales, to be or not to be?

 

Certaines sociétés présentent le CLOUD comme la panacée. Et si nous remettions l’église au milieu du village ?

 

On dit que le CLOUD permet aux serveurs d’être toujours à jour, que les serveurs virtuels permettent de transférer votre application sur un serveur physique plus récent et que vous n’avez ainsi plus à vous soucier des migrations qui impliquent toujours un certain risque.

 

En lisant cela, vous ne devez pas perdre de vue que le CLOUD, ce n’est rien d’autre que des serveurs virtuels qui tournent sur des serveurs physiques qui se trouvent dans des datacenters en Belgique ou ailleurs en Europe (parfois même ailleurs dans le monde). Cela signifie que si votre prestataire informatique est une société sérieuse, il vous apporte déjà ces avantages alors même que votre serveur est dans votre étude.

 

=> CLOUD : 1 point, Serveur à l’étude : 1 point.

 

Par contre, même s’il est vrai que les serveurs virtuels offrent cette possibilité d’être déplacés facilement d’un serveur physique trop ancien sur un serveur physique plus récent (CLOUD : 1 point, Serveur à l’étude : 1 point), aucune des deux solutions n’offre de garantie lorsqu’il s’agit de changer de système d’exploitation ! En effet, régulièrement, comme c’était avant le cas avec Windows XP, Windows 7 puis Windows 10, les systèmes d’exploitation des serveurs évoluent. Ces systèmes d’exploitation s’appellent Windows 2012 puis Windows 2012R2 puis Windows 2016 et maintenant Windows 2019. Dans le cadre de cette évolution, il faut parfois réinstaller votre application sur un système d’exploitation plus récent.

CLOUD ou pas CLOUD, c’est la même problématique et les mêmes difficultés.

 

=> On dira CLOUD : 0 point, Serveur à l’étude : 0 point car ces opérations sont rarement indolores.

 

On dit que, grâce au CLOUD, votre serveur est toujours accessible de n’importe quel endroit tant que vous avez une connexion internet stable et rapide.

 

Maintenant que vous savez que le CLOUD, c’est la même chose que ce que vous avez dans votre étude mais installé dans un datacenter, vous comprenez que l’argument de l’accessibilité n’en est pas un. CLOUD : 1 point, Serveur à l’étude : 1.

 

Si votre étude ne dispose pas d’un bon accès internet et que vos collaborateurs se plaignent lorsqu’ils télétravaillent, il faudra alors soit améliorer l’accès internet de l’étude soit envisager le CLOUD et donc le datacenter dans lequel la qualité des accès internet est bien meilleure. Dans le cas où l’accès internet de l’étude est mauvais et impossible à améliorer, ce sera CLOUD : 1 point, Serveur à l’étude : 0 point.

 

N’oublions pas non plus que lorsque votre serveur se trouve à l’étude et que vos collaborateurs sont sur place et pas en télétravail, la rapidité d’accès est optimale (vu que l’accès aux données et applications n’est pas dépendant de la qualité de votre accès internet), quelle que soit la qualité de ce dernier. Le CLOUD peut également rencontrer des problèmes et lorsque que cela arrive, ni vous ni votre prestataire ne disposez du moindre moyen de « pression ». A part attendre, il n’y a aucun recours.

 

On dit que le CLOUD est évolutif

 

C’est effectivement un des avantages indéniables d’un certain type de CLOUD. En fonction de vos besoins, on peut ajouter de la puissance à volonté moyennant augmentation de votre facture mensuelle bien entendu. Votre serveur à l’étude est également flexible mais dans certaines limites. On peut lui ajouter des disques durs et de la mémoire vive. En revanche, lui changer ses processeurs (moteur principal de votre serveur) est une opération très couteuse qui ne se justifie que très rarement. Le CLOUD offre cet avantage (très relatif dans le cadre d’une étude notariale) de pouvoir également ajouter de la puissance. Nous écrivons « relatif » car le notariat est un métier dans lequel les besoins en termes de puissance de calcul sont relativement stables. Le nombre de collaborateurs ne passe pas du simple au double en 5 ans et les nouveaux logiciels à installer sont rares et ne nécessitent pas de remplacer les processeurs.

 

Toutefois, pour la flexibilité offerte par le CLOUD en termes de puissance processeur, nous dirons CLOUD : 1 point, Serveur à l’étude : 0 point.

 

On dit que le CLOUD offre la sécurité

 

Le CLOUD n’offre ni plus ni moins de sécurité qu’une solution où le serveur est à l’étude. Vous devez vous rappeler que le CLOUD , ce n’est ni plus ni moins que des serveurs qui sont ailleurs que dans votre étude. La sécurité n’est pas une histoire de CLOUD. Il s’agit de l’expertise humaine qui est apportée à la mise en place de cette sécurité. Vous n’avez ni plus ni moins de garantie de disposer d’une meilleure sécurité parce que vous êtes dans le CLOUD. C’est une question d’expertise humaine.

 

=> CLOUD : 1point si les informaticiens sont bons. Serveur à l’étude : 1 point si les informaticiens sont bons.

 

On dit que le CLOUD apporte la flexibilité et la maitrise du coût

 

Comme nous l’avons dit plus haut, c’est vrai pour la flexibilité. Pour la maitrise du coût, c’est beaucoup plus discutable car la plupart des fournisseurs de CLOUD ne garantissent que le coût lié à la mise à disposition et à la gestion des serveurs qui se trouvent dans le CLOUD mais quid des coûts liés aux ordinateurs des utilisateurs, aux imprimantes, aux scanners, à l’helpdesk utilisateurs, etc… Il existe bien des sociétés qui garantissent un prix forfaitaire mais cela n’a rien à voir avec le CLOUD.

 

Qu’est-ce qu’on ne vous dit pas sur le CLOUD ?

 

Le CLOUD nécessite une bonne qualité de ligne internet et idéalement une seconde ligne pour pallier une panne éventuelle. Le cas échéant, ce coût supplémentaire viendra grever votre mensualité.

 

Le CLOUD peut s’avérer très coûteux. Ne regardez pas uniquement votre mensualité mais multipliez- la par 60 (mois) car lorsque vous consentez à réaliser un investissement informatique avec un serveur à l’étude, c’est un investissement pour une durée de 60 à 72 mois.

 

En cas de problème, on constate une certaine dilution des responsabilités car si le serveur qui se trouve dans votre étude est vendu et géré par un seul et unique prestataire, dans le cas du CLOUD, la société qui gère vos serveurs CLOUD n’est que très rarement celle qui met les serveurs à disposition. Vous avez ainsi trois prestataires : celui qui gère votre application pour les études notariales, celui qui gère votre sécurité, vos sauvegardes et vos serveurs et celui qui met les serveurs à disposition.

 

En conclusion, le CLOUD n’est donc pas une meilleure solution que la solution « à l’Etude ». C’est une solution différente avec, comme toujours, des avantages et des inconvénients qui doivent être bien pesés avant de prendre une décision.  Mais n’hésitez pas à faire jouer le marché et comparez les deux solutions en demandant toujours une simulation pour savoir combien vous aura coûté l’une ou l’autre solution au terme d’un contrat de 60 mois.

 



09/06/2021
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